mercredi 15 août 2012

Ayé, nous y sommes. Le régime Syrien accusé de crime contre l'humanité...



"La commission d'enquête des Nations unies travaillant notamment sur le massacre de Houla, en mai, estime que le régime syrien et les milices pro-gouvernementales chabihas se sont rendues coupables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Les Nations unies notent, dans un rapport de plus de 100 pages, que les groupes armés d'opposition se sont également rendus coupables de crimes de guerre, mais ne les accusent pas de crimes contre l'humanité. 108 personnes avaient été tuées lors de ce massacre."

En regardant ce qui s'est passé en Libye, cet article et ces déclarations de l'ONU signifient que nous sommes proches d'une intervention militaire. Nous espérons nous tromper.
 
Ce matin, des rebelles ont revendiqué un attentat à Damas, dans un parking de l'armée régulière, qui a fait cinq blessés, alors qu'à Alep, Damas et Azaz, les violences, combats et bombardements se poursuivent et ont fait plusieurs dizaines de mort dans la journée. Sur le plan diplomatique, l'ONU a accusé le régime baasiste de crimes contre l'humanité et le sommet de l'OCI doit se cloturer ce soir. Suivez l'actualité syrienne heure par heure.
  • 18 heures : 200 marocains de Syrie rappatriés.
Quelque 200 membres de la communauté marocaine établis en Syrie ont été rapatriés au Maroc en raison de la recrudescence des violences dans ce pays, a-t-on appris mercredi auprès du ministère des affaires étrangères marocain.
  • 17 heure : L'Algérie dément s'opposer à la suspension de la Syrie de l'OCI.

L'Algérie a démenti des informations faisant état de son opposition à la suspension de la Syrie de l'Organisation de la coopération islamique (OCI). "Le point de vue qui a été exprimé par la délégation algérienne sur cette question a pris la forme d'un constat sur l'efficacité toute relative de ce genre de mesure, qui n'a pas une grande influence sur le cours des événements et qui, dans certains cas, peut même avoir un impact négatif", a déclaré un porte-parole du ministère des affaire étrangères.Le sommet doit se conclure ce soir.

  • 16 h 30 : Le régime syrien accusé de crimes contre l'humanité.
La commission d'enquête des Nations unies travaillant notamment sur le massacre de Houla, en mai, estime que le régime syrien et les milices pro-gouvernementales chabihas se sont rendues coupables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Les Nations unies notent, dans un rapport de plus de 100 pages, que les groupes armés d'opposition se sont également rendus coupables de crimes de guerre, mais ne les accusent pas de crimes contre l'humanité. 108 personnes avaient été tuées lors de ce massacre.
"La commission a trouvé un terrain raisonnable permettant de croire que les forces gouvernementales et les 'chabiha' ont commis des violations flagrantes du droit international en matière de droits de l'homme et du droit humanitaire, y compris des meurtres illicites, des actes de torture, des arrestations arbitraires, des pillages et des destructions de biens", lit-on dans ce document compilé par des enquêteurs indépendants sous la direction de Paulo Pinheiro.
  • 16 heures : Raid aérien à Azaz près d'Alep, au moins vingt morts.
Un raid aérien de l'armée régulère a frappé la localité d'Azaz dans le nord d'Alep. Le bilan humain est encore incertain. D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), l'attaque aurait fait "plus de 20 morts" que l'OSDH a "pu identifier". Mais une autre source, les Comités locaux de coordination (CLC), fait état d'une trentaine de victimes. Le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, précise que le raid a touché les onze pélerins chiites libanais kidnappés le 22 mai et que quatre d'entre eux étaient "grièvement blessés".
Selon lui, le raid, mené par un avion qui a brisé le mur du son avant de tirer des missiles, a visé un ancien siège local du parti Baas dans cette ville de 70 000 habitants, devenu un quartier général pour des groupes rebelles. Des témoins ont affirmé à l'AFP qu' "au moins dix maisons" ont été détruites.
  • 15 heures : Human Rights Watch dénonce des attaques aériennes meurtrières sur un hôpital à Alep. Bombardement dans le quartier de Kadam à Damas
Les avions de combat du gouvernement ont tiré des roquettes qui ont frappé le principal hôpital d'urgence, dans un quartier d'Alep contrôlé par l'oppositon, hier, a fait savoir l'ONG Human Rights Watch (HRW) aujourd'hui. Deux civils ont été blessés et d'importants dommages engendrés, selon l'ONG qui a visité l'hôpital.
Une autre attaque de l'aviation sur l'hôpital, deux jours plus tôt, aurait tué quatre civils et blessé trois autres. "Un avion de combat qui attaque un hôpital deux fois en trois jours, ce n'était pas un accident", a regretté Ole Solvang, d'HRW. "En envoyant des roquettes sur un hôpital clairement signalé, le gouvernement montre un mépris flagrant pour les vies civiles", poursuit-il. Selon les médecins, cités par l'organisation, aucun combattant de l'opposition ne se trouvait à l'hôpital au moment où les deux attaques ont eu lieu. Human Rights Watch n'a vu aucun signe d'activité militaire de l'opposition dans ou hors du bâtiment de l'hôpital.
Plusieurs sources de sympathisants de l'opposition font état de bombardements dans le quartier de Kadam qui se situe dans le sud de Damas. Elles sont "très intenses" d'après l'activiste NMSyria.

Source le monde
 

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